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Publié : 17 avril
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Sortie au Havre - Terminale STMG - 22/02/18

Dans le cadre du projet CLAP

Projet CLAP : Sortie au Havre des TSTMG

SORTIE AU HAVRE DU 22 FEVRIER 2018 - TERMINALE STMG CLAP

On m’avait décrit le Havre comme étant une ville triste et sale, fabriquée avec du béton et polluée par la zone industrielle. Je ne le savais pas encore mais pourtant, cette journée de sortie scolaire avec le CLAP allait balayer tous mes préjugés. Tout a commencé le matin, avec la visite de l’IUT. Il se situe dans la ville haute. Des élèves de GEA et de GLT nous ont présenté leur filière, accompagnées de leur directeur des études. Nous avons discuté de l’IUT, des poursuites d’études, de l’insertion professionnelle... J’ai compris que ces formations n’étaient pas pour moi, puisqu’elles traitent de gestion, d’économie et d’administration. Néanmoins, les étudiantes ont su capter notre attention grâce à leur aisance à l’oral. On a même pu assister à un cours de droit en amphithéâtre. La professeur parlait en continu, marquant parfois de courtes pauses ou des répétitions pour permettre aux étudiants de prendre des notes. La majorité avait un ordinateur, mais deux ou trois personnes prenaient des notes dans un cahier. Certains n’écoutaient pas du tout et bavardaient, comptant sur leurs camarades pour faire les scribes à leur place. C’est un changement radical d’univers. On nous a ensuite montré les locaux, et j’ai pu discuter avec une étudiante très gentille sur mes projets d’orientation. Elle m’a beaucoup conseillée avec son vécu personnel.

A l’IUT devant le piano en libre utilisation dans le hall

L’après-midi est sans doute la partie de la journée qui m’a le plus plu. On s’est rendu dans une petite copropriété claire et ensoleillée pour visiter l’appartement témoin. Une dame nous a expliqué brièvement la situation du Havre à l’époque, des circonstances et des décisions prises pour sa restauration. Afin de mener à bien les travaux, Auguste Perret a été choisi. Autrefois, cette ville était connue pour son insalubrité, son champ de ruines dû aux bombardements successifs. Avoir de la lumière naturelle chez soi était un luxe, mais il en a décidé autrement. à l’aide d’ingénieux calculs, il s’est arrangé pour que les immeubles soient érigés de sorte à ne pas projeter d’ombres sur les autres, et que chaque bâtiment puisse recevoir les rayonnements au fil de la journée. Ce qui explique donc cette clarté. Nous sommes montés dans l’appartement tant attendu. Bien que les pièces paraissent petites, elle m’ont paru comme étant fonctionnelles et spacieuses. Ni placards ni radiateurs pour encombrer le passage : tout est encastré dans les murs, pour une surface de 100M² au total. Pour rendre les pièces polyvalentes, des poteaux ont été dissimulés dans les murs avec six mètres de large entre chaque, afin de laisser le loisir d’abattre les cloisons pour les habitants. Ainsi, un couple dont les enfants auraient quitté la maison, pouvait très bien retirer les murs pour agrandir une pièce déjà existante.

Dans l’appartement témoin avec l’ameublement qui correspond à l’époque de la reconstruction

Un pilier en béton, matériau si cher à Auguste Perret dans l’appartement témoin

La journée s’est terminée par la visite de rues très jolies, dont l’agencement m’a rappelé Paris avec son grand axe et ses fontaines qui scintillaient dans le soleil. Très personnellement, en tant que campagnarde, j’ai trouvé le paysage bien moins gris et pollué qu’à Rouen. Peut-être grâce au parc verdoyant et sa petite mare...

Mairie du Havre

Nous avons pu entrer dans une église affreuse de l’extérieur, qui avait des allures de bâtiment administratif, mais le jeu de lumière à l’intérieur m’a bluffée. Selon l’endroit où on se plaçait, les vitraux changeaient la couleur qui alternait entre le vert, le bleu ou l’orangé. Avec son immense tour culminant à 100 mètres de haut, elle avait tout d’un phare.

Si je dois faire le point sur cette journée, c’est que ça m’a beaucoup plu et que j’y retournerai sans hésiter.

Marie-Louise Merrienne Terminale STMG Mercatique